Le Bloomberg Space à Londres. Des vitrines Goppion au cœur de la City

Depuis le mardi 14 novembre dernier, le Mithraeum (Temple de Mithra) de Londres, l’une des découvertes concernant le Londinium romain les plus récentes et des plus importantes est de nouveau accessible. C’est sur son site d’origine, sous le nouveau siège de l’agence Bloomberg, qu’il a été réaménagé d’après un projet de Lord Norman Foster.

Le projet de ce musée, concrétisé par Local Projects (le cabinet d’architectes qui a conçu le Memorial Museum de New York en mémoire des victimes du 11 septembre) mise sur l’émotivité et la suggestion. Austère et minimaliste, d’après la définition qu’en donnent ses concepteurs, il est immergé dans un environnement sombre et une atmosphère confinée, à sept mètres au-dessous du sol. Son aménagement joue sur un mélange raffiné de lumières et de bancs de brouillard qui recréent l’illusion de murs et de colonnes émergeant des ruines sous les yeux des visiteurs qui peuvent entrer dans l’édifice sur des passerelles suspendues et en faire le tour.
Au fond, l’image de Mithra tuant le taureau illumine l’abside pendant que des bruits de voix, de cloches et de cors complètent l’image multi-sensorielle et plongent le visiteur dans une aura de mysticisme.
Pour accéder à la zone archéologique, il faut traverser le Bloomberg Space, une galerie d’art qui donne sur Walbrook Street et où des œuvres d’Art contemporain seront exposées par rotation.

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Vitrine Goppion pour le Mithraeum (Temple de Mithra) de Londres ©Goppion

C’est là, dans une vitrine Goppion, qu’est exposée une sélection des pièces archéologiques retrouvées pendant la construction du bâtiment Bloomberg. Elles sont exceptionnellement bien conservées grâce à l’humidité du terrain où elles étaient ensevelies. Il s’agit d’environ 600 objets de différentes fonctions et nature qui témoignent de la richesse et de l’hétérogénéité du matériel archéologique retrouvé. Particulièrement intéressant, un corpus de plus de 400 documents comptables constitué de tablettes de cire gravées comprenant, notamment, le plus ancien «  manuscrit » du Royaume Uni (57 apr. J.-C.), et qui racontent la vie quotidienne dans la nouvelle ville de Londinium. L’aménagement muséographique, de même que les fouilles et l’étude des objets retrouvés, ont été suivis par les archéologues du MOLA (Museum of London Archaeology).

La grande vitrine murale (4,30 m de long sur 3,50 m de haut) a été réalisée par Goppion d’après un dessin de Wendy Joseph (Studio Joseph de New York) qui a travaillé en étroite collaboration avec l’équipe de l’industriel pour la mise au point de la vitrine dans tous ses détails. Cette dernière comporte une seule grande porte dotée d’une ouverture motorisée (conçue expressément pour l’occasion), ce qui permet d’avoir une vison d’ensemble frontale de tous les objets exposés sans être dérangé par de fastidieuses interruptions visuelles. A noter, l’aménagement intérieur particulièrement innovant et original constitué de pyramides en polyuréthane recouvertes de tissu, de différentes formes et dimensions, sur lesquelles sont présentés les objets dans une mosaïque dentelée et originale qui n’est pas sans rappeler les bossages de la Renaissance et leurs jeux d’ombre.
Cet aménagement est complété par des vitrines-tables réalisées pour les bureaux (qui abritent également des objets archéologiques) et pour le bar. Celles-ci sont pourvues de batteries rechargeables, ce qui évite de démonter les structures.

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